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Non au renforcement des sanctions en cas de licenciement abusif!

En réponse à une procédure de consultation, l’Union patronale suisse (UPS) dénonce résolument la révision partielle du Code des obligations visant un durcissement des sanctions. Elle s’oppose aussi bien à l’augmentation de l’indemnisation en cas de licenciement abusif ou injustifié qu’à l’extension de la durée de protection des représentants syndicaux contre les licenciements.

Le projet de révision partielle du Code des obligations veut apporter trois modifications au droit existant:

Refus de l'augmentation du montant maximum de l'indemnisation

L’UPS rejette fermement l’idée de porter à douze mois de salaires le maximum de l’indemnité prévue en cas de licenciement abusif ou injustifié. D’une part l’examen par le Département fédéral de justice et police (DFJP) des sanctions prévues par le droit actuel permet de conclure que le régime de la protection contre les licenciements en vigueur depuis 1989 a largement fait ses preuves.

D’autre part, l’UPS estime que les cas particuliers mentionnés dans le rapport accompagnant la procédure de consultation, où des indemnités maximales ou proche du maximum ont été prononcées, ne justifient pas une extension de la limite légale actuelle. Le montant maximum de six mois de salaire suffit parfaitement à assurer la double fonction voulue de sanction et de réparation. Pour les PME surtout, six mois de salaires sont une somme considérable, susceptible de mettre leur existence en péril.

Aucune nécessité de protection particulière pour les représentants syndicaux

L’UPS juge tout à fait suffisante et excellente la protection étendue contre les licenciements que prévoit le droit en vigueur. Le licenciement d’un travailleur est aujourd’hui réputé abusif s’il est lié à son mandat de représentant du personnel. Or, le projet veut que l’employeur ne puisse plus désormais licencier un représentant syndical que sur la base d’un motif inhérent à sa personne.

utrement dit, rendre irrecevable tout motif économique. L’UPS condamne fermement cette intrusion de taille et contraire au système dans la liberté de l’entreprise. Précisément dans les périodes de difficultés économiques, une telle disposition ne permettrait pas à l’entreprise de faire face à la situation en recourant à certaines mesures techniques indispensables comme les licenciements.

Caractère absolument impératif des dispositions sur la protection contre les licenciements

Le droit suisse du travail est soumis au principe de la parité, qui prévoit des règles protectrices valables dans la même mesure à l’égard des employeurs et à l’égard des travailleurs. L’UPS voit donc dans la réglementation proposée une atteinte injustifiable à ce principe de parité.

Votre personne de contact

Roland A. Müller

Directeur

roland.mueller@arbeitgeber.ch

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