Le oui à la loi sur les armes conforte notre association avec l’UE

19 mai 2019 Nouvelles

L'adoption de la nouvelle législation sur les armes garantit à la Suisse la poursuite dans les mêmes conditions qu'aujourd'hui du régime de la libre circulation et de la sécurité définis dans les accords de Schengen et de Dublin conclus avec l'UE. Aux yeux des employeurs, notre pays évite ainsi une épreuve de force avec l'UE. Pour nos relations bien ordonnées avec l'UE, ce renforcement ponctuel de la législation sur les armes est une mesure raisonnable.

Le peuple suisse a rejeté à une confortable majorité le référendum contre la nouvelle directive européenne sur les armes. Le droit suisse pertinent se trouve dès lors mis en conformité avec le droit de l’UE, révisé par l’Union après les attentats terroristes de Paris en novembre 2015.

Désormais en Suisse, les armes à feu semi-automatiques à chargeurs de grande capacité ne pourront être acquises qu’avec des permis exceptionnels. Les tireurs sportifs devront prouver qu’ils sont membres d’un club de tir ou qu’ils pratiquent régulièrement. En vertu d’une réglementation spécifique prévue pour la Suisse, les militaires retournés au civil pourront, comme aujourd’hui, conserver leur armes d’ordonnance à la fin de leur service.

Mais surtout, ce oui au nouveau droit modifié sur les armes a pour avantage essentiel de garantir les traités de Schengen et de Dublin. Dublin réglemente la coopération dans le domaine de l’asile tandis que Schengen crée un espace de sécurité commun pour les États participants. Schengen abolit le contrôle des personnes aux frontières intérieures, mais soumet les frontières extérieures communes à des contrôles plus stricts. Grâce à Schengen, la Suisse a également accès à la base internationale de données de recherche. La coopération policière transfrontalière et la sécurité en Suisse s’en trouvent améliorées.

Voyant dans la stabilité des relations entre l’UE et la Suisse un atout essentiel pour l’économie helvétique l’Union patronale suisse, qui recommandait le « oui » se réjouit du résultat de cette votation. La Suisse exporte plus de la moitié de ses biens et services vers l’UE, qui reste notre principal partenaire commercial. La prospérité de la Suisse dépend dans une large mesure du commerce extérieur, grâce auquel notre pays gagne deux francs sur cinq.  L’adoption de la nouvelle législation sur les armes conforte notre alliance actuelle avec l’UE aux chapitres de la liberté de circulation et de la sécurité.