Un pas dans le sens de la nouvelle loi sur la formation continue
Suite à l’ouverture de la procédure de consultation relative à un projet de loi fédérale sur la formation continue, quelque 180 réponses positives ont été renvoyées. De l’avis du Conseil fédéral, le projet constitue une base solide pour l’élaboration du message concernant le projet de loi qui doit être élaboré d’ici à fin 2012.
| Nicole Meier
L’objectif du projet de loi sur la formation continue est de renforcer l’apprentissage tout au long de la vie et d’encourager la qualité et la transparence des offres de formation continue. Le délai imparti pour les réponses à la procédure de consultation était le 13 avril 2012.
Selon un communiqué de l’OFFT, la majorité des quelque 180 participants à la consultation salue l’orientation générale du projet de loi mettant en application le mandat constitutionnel sur la formation continue du 21 mai 2006. L’aménagement de la loi sur la formation continue en tant que loi-cadre, le positionnement de la formation continue dans l’ensemble du système de formation et les principes formulés ont été accueillis favorablement.
Le Conseil fédéral a chargé le DFE de préciser certains points du projet par le biais d’une concertation avec le Département fédéral de l’Intérieur (DFI) et de présenter le Message relatif à la nouvelle loi sur la formation continue d’ici à fin 2012.
L’essor de l’intelligence artificielle impose d’adapter les compétences des salariés, mais pas de centraliser la formation continue. Entreprises et branches seraient mieux placées pour suivre des besoins.
Le Conseil des États privilégie une approche pragmatique en matière d'allègement de la charge des entreprises formatrices ainsi que de formation continue et de reconversion professionnelle. Il renonce à mettre en place prématurément de nouveaux instruments de soutien et des structures étatiques supplémentaires. L'Union patronale suisse salue cette orientation.
Une enquête menée auprès de 2900 entreprises formatrices a relevé d’importantes lacunes chez les apprentis. Un résultat alarmant, qui pourrait pousser les sociétés à former moins d’apprenants.
Les compétences des jeunes en lecture et en mathématiques continuent de baisser. C’est ce que confirment les résultats du rapport PISA 2025 publiés aujourd’hui, ce qui corrobore les constatations des entreprises formatrices, comme l’a montré une enquête récemment publiée par les associations professionnelles. Pour l’Union patronale suisse, une chose est claire : les compétences de base des jeunes doivent à nouveau occuper une place centrale, car elles constituent le fondement de la réussite scolaire, de la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et de la compétitivité de la Suisse.