Situation équilibrée sur le marché des places d'apprentissage
Le marché des places d’apprentissage présente à nouveau cette année un équilibre entre l’offre et la demande. A la date de référence du 15 avril 2012, 80 500 jeunes étaient à le recherche d’une place d’apprentissage pour 80 000 places disponibles. Dans le rapport intitulé «L’entrée dans la vie professionnelle» est présenté une série de mesures permettant aux jeunes en fin de scolarité obligatoire d’accéder plus facilement à la formation professionnelle.
| Nicole Meier
De manière générale, la situation sur le marché de l’apprentissage reste stable, a indiqué l’Office fédéral de la formation professionnelle et de la technologie (OFFT).
Sur les 145 000 jeunes confrontés au choix d’une orientation professionnelle (2011: 136 500), ils sont 80 500 à rechercher une place d’apprentissage (2011: 77 000). De leur côté, les entreprises en proposent 80 000 (2011: 81 000). L’expérience montre que l’offre continue de croître jusqu’au début des apprentissages en août.
En avril, 72% des demandeurs s’étaient déjà vu promettre une place d’apprentissage et 2% une autre solution. Ces chiffres sont nettement supérieurs à ceux de l’an dernier. Le nombre de jeunes qui n’avaient pas encore trouvé de solution et qui s’intéressaient exclusivement aux places d’apprentissage est en recul par rapport à l’année dernière, passant de 16 500 à 15 000 unités.
L’essor de l’intelligence artificielle impose d’adapter les compétences des salariés, mais pas de centraliser la formation continue. Entreprises et branches seraient mieux placées pour suivre des besoins.
Le Conseil des États privilégie une approche pragmatique en matière d'allègement de la charge des entreprises formatrices ainsi que de formation continue et de reconversion professionnelle. Il renonce à mettre en place prématurément de nouveaux instruments de soutien et des structures étatiques supplémentaires. L'Union patronale suisse salue cette orientation.
Une enquête menée auprès de 2900 entreprises formatrices a relevé d’importantes lacunes chez les apprentis. Un résultat alarmant, qui pourrait pousser les sociétés à former moins d’apprenants.
Les compétences des jeunes en lecture et en mathématiques continuent de baisser. C’est ce que confirment les résultats du rapport PISA 2025 publiés aujourd’hui, ce qui corrobore les constatations des entreprises formatrices, comme l’a montré une enquête récemment publiée par les associations professionnelles. Pour l’Union patronale suisse, une chose est claire : les compétences de base des jeunes doivent à nouveau occuper une place centrale, car elles constituent le fondement de la réussite scolaire, de la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et de la compétitivité de la Suisse.