Feu vert aux titres internationaux de la formation professionnelle en anglais
Les associations professionnelles pourront désormais désigner de manière plus explicite leurs diplômes de formation professionnelle internationaux. Le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation a élaboré à ce sujet une terminologie anglaise conjointement avec les acteurs de la formation professionnelle. La solution est convaincante.
| Nicole Meier
Les associations professionnelles pourront dorénavant désigner de manière plus explicite leurs diplômes reconnus sur le plan international. Pour arriver à ce but, le Secrétariat d’Etat à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI) a analysé les désignations anglaises de titres existants et a élaboré une nouvelle solution, conjointement avec les acteurs de la formation professionnelle. Cet engagement a fait suite aux demandes de création d’un titre de « Professional Bachelor » et de «Professional Master».
Les désignations des titres en anglais vont être introduites dans le cadre de la mise en œuvre du Cadre national de certifications des diplômes de la formation professionnelle et des suppléments descriptifs des diplômes et suppléments aux diplômes. Elles remplacent la terminologie hétérogène actuelle. Ce sont les associations professionnelles qui sont compétentes pour le choix des désignations professionnelles en anglais. En cas de besoin, le SEFRI formule des recommandations.
L’essor de l’intelligence artificielle impose d’adapter les compétences des salariés, mais pas de centraliser la formation continue. Entreprises et branches seraient mieux placées pour suivre des besoins.
Le Conseil des États privilégie une approche pragmatique en matière d'allègement de la charge des entreprises formatrices ainsi que de formation continue et de reconversion professionnelle. Il renonce à mettre en place prématurément de nouveaux instruments de soutien et des structures étatiques supplémentaires. L'Union patronale suisse salue cette orientation.
Une enquête menée auprès de 2900 entreprises formatrices a relevé d’importantes lacunes chez les apprentis. Un résultat alarmant, qui pourrait pousser les sociétés à former moins d’apprenants.
Les compétences des jeunes en lecture et en mathématiques continuent de baisser. C’est ce que confirment les résultats du rapport PISA 2025 publiés aujourd’hui, ce qui corrobore les constatations des entreprises formatrices, comme l’a montré une enquête récemment publiée par les associations professionnelles. Pour l’Union patronale suisse, une chose est claire : les compétences de base des jeunes doivent à nouveau occuper une place centrale, car elles constituent le fondement de la réussite scolaire, de la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et de la compétitivité de la Suisse.