L’initiative populaire «1:12 – Pour des salaires équitables» n’a pas trouvé grâce auprès du Conseil national. Après un débat agité, le projet de la Jeunesse socialiste suisse a été rejeté à une nette majorité. L’Union patronale suisse également s’est fermement prononcée contre l’initiative, car fixer des limites supérieures de salaires n’est pas compatible avec un ordre économique libéral.
Le Conseil des Etats a définitivement rejeté la loi sur la prévention et la promotion de la santé, contre la volonté du Conseil fédéral et du Conseil national. L’Union patronale suisse salue cette décision. Du point de vue des employeurs, la sécurité et la santé au travail sont en effet déjà suffisamment réglementées.
Selon le Conseil des Etats, l’entrepreneur contractant des secteurs de la construction, du génie civil et du second œuvre doit répondre civilement du non-respect des conditions minimales de salaire et de travail pour tous les sous-traitants, à moins qu’il ne puisse prouver avoir accompli son devoir de diligence dans la mesure commandée par les circonstances, en matière de respect des conditions de travail et de rémunération, lors de l’attribution et de la sous-traitance des travaux. L’Union patronale suisse rejette résolument cette décision qui constitue une restriction de l’autonomie privée aux effets préjudiciables.
Le nombre d’actifs occupés en Suisse progresse de 0,9 pour cent entre le 2e trimestre 2011 et le 2e trimestre 2012. Au sein de l’Union européenne, il recule légèrement (-0,2 %). Sur la même période, le taux de chômage selon la définition du Bureau international du Travail augmente très légèrement en Suisse, passant de 3,6 à 3,7 pour cent.
La réforme de la prévoyance vieillesse n'avance pas et la résignation politique s'installe. Cette tendance malsaine doit être brisée. Pour y parvenir, inspirons-nous de la pensée du sociologue Max Weber.