La Suisse a bien maîtrisé la crise. Mais elle ne doit pas compromettre sa position gagnante par de nouvelles restrictions touchant son marché du travail et elle doit résolument s'attaquer aux réformes qu'exigent ses assurances sociales. Tel est le message qu'a martelé à Berne Rudolf Stämpfli, président de l'Union patronale, lors de la JOURNÉE DES EMPLOYEURS. L'orateur a résolument plaidé pour la révision de l'assurance-chômage et a appelé les syndicats à collaborer de manière constructive aux réformes des assurances sociales. Dans son exposé d'oratrice invitée, la Conseillère fédérale Doris Leuthard a souligné l'importance des conditions-cadres mises en place par les pouvoirs publics pour la création d'emplois et la prospérité de demain. M. Kaspar Villiger, président du Conseil d'administration d'UBS, a centré son intervention sur les relations entre les PME, l'État et les grands groupes.
L’assemblée générale du BIAC a nommé Christoph Mäder, membre de la direction de Syngenta, à son Comité exécutif. C’est la première fois qu’un Suisse défend les intérêts de notre économie au sein de l’organe de direction le plus élevé de ce Comité consultatif officiel de l’OCDE.
L’économie suisse a prouvé sa bonne résistance à la crise. Le marché du travail est robuste et les perspectives se présentent sous un jour plus réjouissant qu’on ne l’annonçait en automne 2009. Il ne faut donc pas différer davantage le règlement des problèmes existants dans le domaine des assurances sociales. L’Union patronale suisse milite donc pour un OUI à la révision de l’assurance-chômage et pour une svelte 11e révision de l’AVS. Elle souhaite en outre que l’on fasse avancer rapidement les révisions 6a et 6b de l’AI.
Le Parlement a adopté aujourd’hui la révision de la loi sur l’assurance chômage (4e révision de la LACI). Cette révision entérine des augmentations de cotisations et des corrections de prestations grâce auxquelles le déficit structurel de l’assurance devrait être éliminé et ses dettes réduites. L’Union patronale suisse considère que cette révision est absolument urgente et acceptable du point de vue de la politique sociale. Elle apportera son soutien à ce projet contre le référendum annoncé par les syndicats et les partis de gauche.
L’Union patronale suisse regrette le refus en votation de l’adaptation du taux de conversion minimum de la LPP. Il n’a malheureusement pas été possible de convaincre le souverain de la nécessité d’apporter la correction qui s’impose du fait de l’allongement de l’espérance de vie et de perspectives de rendements plus bas. Au lieu de trouver une solution rapide, le problème est ainsi différé, au détriment de la plus jeune génération.
Selon un communiqué de l’Office fédéral des assurances sociales (OFAS), le nombre des nouvelles rentes de l’assurance-invalidité a reculé à nouveau de 10% l’année dernière, grâce surtout aux mesures prises. Pour venir à bout du déficit de l’AI, il faut aussi réduire le nombre de rentes. C’est ce que propose le Conseil fédéral dans son projet de révision 6a de l’AI, avec des mesures de révision des rentes axées sur la réadaptation. L’Union patronale suisse soutient ces mesures et demande que cette prochaine étape de la révision soit votée rapidement.