La Suisse affronte de grands défis au chapitre des assurances sociales. Si aujourd’hui un peu plus de 3,5 personnes actives financent une rente AVS, elles ne seront plus que deux en 2045. De plus, compte tenu des progrès de l’espérance de vie, les rentes doivent être versées plus longtemps. Face à ce bouleversement démographique, l’économie réclame avec force une réforme structurelle de notre système de rentes. A cet égard, l’Union patronale suisse est soucieuse d’assurer les rentes selon ce principe: garantir leur niveau actuel, mais sans les développer.
Sur la question de la mise en œuvre de l’initiative sur l’immigration de masse, l’Union patronale suisse milite pour une solution compatible avec l’UE et avec l’accord sur la libre circulation des personnes. En d’autres termes: la nouvelle réglementation doit à la fois être compatible avec l’économie et ne pas mettre en danger la voie bilatérale. Pour atteindre ces objectifs, les milieux économiques ont avancé il y a un peu plus d’un an l’idée d’une clause de sauvegarde.
Comme si l’économie n’était pas déjà passablement éprouvée par le choc du franc fort, de nouvelles attaques ont été lancées contre le marché suisse du travail libéral et flexible tout au long de 2015. Une menace particulièrement aiguë en ce moment est l'extension des mesures d'accompagnement de la libre circulation des personnes (FlaM). Les mesures adoptées jusqu'ici à ce titre ont fait leurs preuves. Par contre, l'introduction de FlaM supplémentaires ne répond à aucun besoin démontrable.
Au cours de l’année dernière, le nombre des étrangers à immigrer en Suisse a été, en chiffre net, inférieur de 9,4 pour cent à celui de l’année précédente. Cette tendance qui perdure depuis un certain temps s’est renforcée.
L’idée d’un congé paternité imposé par la loi et financé par le régime des allocations pour perte de gain n’a pas trouvé de majorité au sein de la commission ad hoc du Conseil national. Laquelle fait observer à juste titre que cette mesure ne relève pas de la compétence de l’Etat et que développer les prestations des assurances sociales n’est pas indiqué dans la situation économique actuelle.
Le vieillissement démographique pose de grands défis à notre système de rentes. Pour préserver durablement le niveau actuel de celles-ci, une réforme structurelle doit être mise en route sans tarder. Elle doit cependant être supportable pour l’économie et la société.