Le Conseil national, conseil prioritaire, a tenu ses délibérations sur le message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation pour les années 2017 à 2020. Il suit en tous points les propositions du Conseil fédéral: le renforcement de l’encouragement dans la formation professionnelle supérieure est en bonne voie, mais les ressources destinées à la formation professionnelle dans son ensemble restent limitées.
Le Conseil national s’est prononcé contre la motion «Certification des entreprises favorables à une politique familiale». Il a bien fait, car un label supplémentaire aurait été inutile.
Peter Buomberger, senior consultant auprès d’Avenir Suisse, en sait long sur le thème de la densité normative et montre plusieurs solutions dans une publication récente. Pour lui, la Suisse doit s’inspirer des expériences d’autres pays si elle veut lutter contre le zèle administratif croissant.
Le revenu de base inconditionnel n'avait pas la moindre chance devant les urnes. La Suisse échappe donc à une expérience extravagante qui aurait finalement divisé la société. L'Union patronale suisse reçoit ce verdict populaire très clair comme un encouragement à militer plus résolument que jamais en faveur d'un système social suisse rigoureusement ciblé sur les besoins, à l'abri de toute aventure financière.
Le Conseil des Etats se montre clairement favorable à l’extension de la libre circulation des personnes à la Croatie. Mais il assortit sa décision à la condition qu’une réglementation conforme à la constitution soit trouvée avec l’UE sur la question de l’immigration. C’est mettre inutilement en danger la participation de la Suisse au programme de recherche «Horizon 2000».
Ce que l’Union patronale suisse affirme depuis longtemps est confirmé par une étude du canton de Zurich: les différences de salaires entre femmes et hommes ne sont pas prioritairement une question de sexe. Les salaires des femmes célibataires sont comparables à ceux des hommes. Mais lorsque la «femme» assume des charges familiales et n’exerce plus que quelques activités à temps partiel, l’écart entre les salaires se creuse. Il faut donc aborder la question sous l’aspect des conditions-cadre pour une meilleure compatibilité entre profession et famille.