La décision de la Grande Bretagne de quitter l’Union européenne annonce une nouvelle période d’insécurité économique et politique en Europe. D’abord, l’économie suisse pourrait traverser une mauvaise passe conjoncturelle. Ensuite, le temps disponible pour trouver une solution politique consensuelle concernant la mise en œuvre de l’initiative sur l’immigration de masse est très court. Il se pourrait qu’une mise en œuvre unilatérale soit inévitable.
L'écho médiatique rencontré cette année par la JOURNÉE DES EMPLOYEURS à Zurich a été fortement marqué par les débats sur l'avenir de la prévoyance vieillesse suisse. Le Conseiller fédéral Alain Berset, orateur invité, s'est dit prêt aux compromis sur la réforme de la prévoyance. Le président des employeurs Valentin Vogt s'est prononcé en revanche pour la sauvegarde et contre toute idée d'extension de l'Etat social. A l'occasion de son Assemblée des membres, l'Union patronale suisse a nommé par ailleurs neuf nouveaux membres au Comité.
Le vieillissement démographique impose de grands défis à la politique sociale suisse. D’importantes questions – et réponses – sur ce sujet brûlant ont animé cette année la JOURNÉE DES EMPLOYEURS.
La réforme de la prévoyance vieillesse 2020 ne résout pas les problèmes: pour garantir les rentes actuelles, nous avons besoin d’une solution équilibrée, acceptable pour la société comme pour l’économie. Seule une répartition symétrique de l’effort entre les parties concernées peut garantir une large acceptation de la réforme. La peur latente d’un échec devant le souverain ne doit pas nous conduire à ignorer les réalités ou les nécessités. D'abord, on n’échappera pas à long terme à la nécessité d’adapter l’âge de la retraite à l’accroissement de l’espérance de vie. Ensuite, des recettes supplémentaires doivent être créées par le biais des cotisations salariales ou de la TVA. Enfin nous avons besoin d’un mécanisme garantissant le financement à long terme de l’AVS, autrement dit d’un frein à l’endettement.
«Quelle dose d’Etat social la Suisse supportera-t-elle?» Cette question a toujours alimenté les réflexions des employeurs. En ce moment, elle est particulièrement active sur le dossier de la réforme de la prévoyance vieillesse. L’UPS a élaboré un programme de réforme concret qui vise à assurer les rentes à leur niveau actuel. Ce programme répond à l’évolution démographique d’une société vieillissante. Pour la prévoyance vieillesse, cela passe par une réforme allégée sans développement. En clair, cela signifie qu’il faut un financement additionnel modéré pour maintenir le niveau des prestations actuelles.
«L’économie numérique est l’économie de l’avenir». C’est en ces termes que le président de la Confédération Johann Schneider-Ammann a ouvert la 105e Conférence internationale du travail, qui s’est tenue début juin à Genève. Les propos du Président s’inscrivent dans le cadre de «L’Initiative du centenaire sur l’avenir du travail», récemment lancée par l’Organisation internationale du travail (OIT) pour marquer son 100e anniversaire en 2019.