Lors de la session d'automne, les parlementaires ont ficelé un important dossier: le paquet AVS – Réforme fiscale, dans lequel une injection financière dans l'AVS est associée au Projet fiscal 17. Le projet de loi combiné pose assurément des conditions claires pour la politique fiscale suisse des années à venir. Mais dans la partie concernant l'AVS, on ne perçoit hélas aucune volonté réelle de réforme. L'injection financière destinée à cette assurance ne fait que masquer les graves problèmes structurels de la prévoyance vieillesse.
Le monde politique suisse s'active actuellement sur plusieurs fronts pour trouver des solutions susceptibles de rallier des majorités. La réforme de l'AVS et le développement des relations bilatérales avec l'Union européenne font l'objet de controverses. C'est une source d'incertitudes dont souffre également la place économique suisse. L'Union patronale suisse en appelle aux forces constructives de notre pays.
Basé sur trois piliers, notre régime de retraite est un modèle qui fait des envieux à l’étranger. Parmi ses nombreux avantages, le système garantit le minimum vital aux bénéficiaires d’une rente AVS ou AI ne disposant pas de ressources…
En 2019, les entreprises qui doivent recruter des spécialistes hautement qualifiés dans des pays tiers en raison de la pénurie de ce personnel en Suisse et dans l'UE/AELE auront accès à un total de 8500 permis de séjour – et de séjour de courte durée. Les employeurs saluent le relèvement du quota au niveau de 2014. En prenant cette décision, le Conseil fédéral tient compte du goulet d'étranglement de ces dernières années.
Comme le Conseil fédéral le proclame à juste titre, l’objectif déclaré reste un accord institutionnel avec l’Union européenne. À cette fin, il a l’intention de poursuivre les négociations avec l’UE sur les points en suspens dans le cadre du mandat existant et de continuer à consulter les partenaires sociaux. Les employeurs accueillent favorablement cette démarche et restent pleinement disposés, aujourd’hui comme hier, à discuter d’ajustements techniques aux mesures d’accompagnement tout en préservant le niveau de protection actuel qu'elles accordent aux travailleurs.
Le Conseil des États a adopté une motion selon laquelle la rémunération de travailleurs détachés en Suisse doit aussi respecter les dispositions cantonales en matière de salaires minimaux. Les employeurs rejettent cette demande. Les salaires minimaux prescrits par la loi ne sont pas compatibles avec la liberté économique et la liberté des salaires. Ils peuvent tout au plus être jugés acceptables à titre de mesures de politique sociale contre la pauvreté.