Taux minimal LPP pour 2014: 1,75 pour cent, c’est trop!
La Commission LPP recommande au Conseil fédéral de relever le taux d’intérêt minimal de la LPP à 1,75 pour cent pour 2014. L’Union patronale demande au contraire que l’on s’en tienne au taux actuel de 1,5 pour cent.
| Barbara Zimmermann-Gerster
La Commission fédérale pour la prévoyance professionnelle a décidé à une courte majorité de recommander au Conseil fédéral de porter à 1,75 pour cent le taux minimal de la LPP. Pour l’Union patronale suisse, ce taux est trop élevé. La formule utilisée par la commission pour le calcul du taux d’intérêt minimal, formule à laquelle l’UPS adhère également, donne pourtant une valeur de 1,5 pour cent. L’Union patronale propose donc de laisser le taux pour 2014 à 1,5 pour cent. De plus, ni l’évolution des marchés financiers ni la situation financière des institutions de prévoyance ne devraient autoriser, pour l’instant, une majoration du taux minimal.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.