Plus de responsabilité personnelle pour les placements LPP
Le Conseil fédéral a décidé d’accorder aux assurés qui réalisent de hauts revenus davantage de responsabilité personnelle à l’égard des stratégies de placement de leur caisse de pension. Lors de leur sortie de l’institution de prévoyance, ils pourront récupérer des rendements plus élevés sur leurs investissements, mais devront aussi assumer seuls les pertes éventuelles.
| Barbara Zimmermann-Gerster
A partir du 1er octobre 2017, les assurés d’institutions de prévoyance qui assurent exclusivement la partie du salaire annuel dépassant 126 900 francs et auxquels les caisses de pension proposent plusieurs stratégies de placement à choix (appelées plans 1e), pourront lors de leur sortie de l’institution de prévoyance récupérer un rendement des investissements plus élevé, mais devront aussi endosser entièrement les pertes de placement éventuelles. Dès lors, ces pertes n’auront plus à être épongées par les assurés qui restent dans les plans 1e.
Cette mesure du Conseil fédéral améliore les conditions d’utilisation de ces modèles de prévoyance. L’Union patronale suisse (UPS) s’est fortement mobilisée dans ce sens et salue ce choix en faveur d’une plus grande responsabilité personnelle des assurés.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.