Le nombre de rentes AI a de nouveau diminué en 2012
Le nombre de rentes AI en cours et celui des nouvelles rentes ont de nouveau diminué en 2012. En janvier 2013, le nombre de rentes AI se montait à 234’600, ce qui correspond à une diminution de 1,8 pour cent (4200 rentes) par rapport à l’année précédente. Le nombre de 14’600 nouvelles rentes en 2012 représente un nouveau minimum.
| Barbara Zimmermann-Gerster
Le nombre de rentes AI en cours et celui des nouvelles rentes ont de nouveau diminué en 2012. En janvier 2013, le nombre de rentes AI pondérées octroyées en Suisse et à l’étranger se montait à 234’600, ce qui correspond à une diminution de 1,8 pour cent (4200 rentes) par rapport à l’année précédente. Le nombre de 14’600 nouvelles rentes pondérées octroyées en 2012 représente un nouveau minimum.
La réduction de près de 47 pour cent du nombre de nouvelles rentes depuis 2003 va de pair avec l’augmentation sensible des mesures de réadaptation professionnelle de l’AI depuis 2008. Cette situation reflète la transformation de l’AI d’une assurance de rentes en une assurance de réadaptation.
L’année 2012 a aussi vu l’introduction de la révision des rentes axée sur la réadaptation (dans le cadre de la révision 6a de l’AI). Des instruments ciblés favorisant la réadaptation existent désormais pour permettre la réinsertion des bénéficiaires de rente présentant le potentiel nécessaire.
Votre personne de contact
Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.