Fonds de compensation AVS/AI/APG: résultats des placements encore bons
L’année 2014 s’est achevée positivement pour les Fonds de compensation AVS/AI/APG, sur un rendement net du capital investi, hors liquidités, de +7,11 pour cent. Suite à la suppression du cours plancher de l’euro, il serait présomptueux de s’attendre à d’aussi bons chiffres à l’avenir.
| Barbara Zimmermann-Gerster
Les Fonds de compensation AVS/AI/APG ont à nouveau bouclé l’année sur une bonne performance. Le rendement net sur le capital investi, hors liquidités, atteint +7,11 pour cent. Le montant total de la fortune sous gestion des Fonds de compensation s’élève à 33,1 milliards de francs à fin 2014.
L’AVS et l’APG ont pu atteindre un rendement net de respectivement 6,74 et 6,77 pour cent grâce à un portefeuille détenant une plus grande proportion d’actions. Le résultat net pour l’AI s’est élevé à 5,0 pour cent du fait d’une stratégie d’investissement légèrement plus conservatrice. Les coûts de gestion de fortune et les charges d’exploitation (droit de timbre compris) sont à la baisse et atteignent environ 0,16 pour cent.
Lors de la présentation en conférence de presse des résultats des placements, les organes du Fonds de compensation ont estimé qu’avec le renforcement du franc, les pertes ont pu être limitées grâce à la couverture partielle du risque de change. Pour l’Union patronale suisse, il est évident qu’on ne pourra plus s’attendre à l’avenir à des rendements aussi élevés que l’année dernière. Cette réalité devra être impérativement prise en compte dans les discussions sur la sécurité financière des systèmes sociaux.
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Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.