Amélioration réjouissante de la situation de financement des caisses de pension
Le moniteur Swisscanto des caisses de pension affiche pour le quatrième trimestre 2011 une amélioration réjouissante de la situation de financement des institutions de prévoyance suisses en raison de l’évolution positive des marchés d’actions.
| Barbara Zimmermann-Gerster
Avec un taux de couverture évalué à 103,1% au 31 décembre 2011, les réserves des caisses de pension de droit privé ont augmenté de 2,8 points de pourcentage par rapport au trimestre précédent. Avec 88,1%, les caisses de droit public affichent toujours un découvert au quatrième trimestre après une progression de 2,4 points de pourcentage.
Globalement, la couverture moyenne pondérée en fonction de la fortune de toutes les institutions de prévoyance considérées est passée au quatrième trimestre de 94,4% à 97,0%. Malgré cette évolution positive au cours du quatrième trimestre, la situation de financement des caisses de pension suisses s’est légèrement détériorée depuis le début de l’année 2011.
Selon Swisscanto, les institutions de prévoyance évaluées ont réalisé sur l’ensemble de l’année civile 2011 un rendement moyen pondéré en fonction de la fortune de 0,1%. Ce chiffre est inférieur au rendement cible qui est nécessaire pour maintenir le taux de couverture existant. La proportion des caisses en situation de sous-couverture a par conséquent progressé. Avec 26%, la part des caisses de droit privé en situation de sous-couverture devrait avoir un peu plus que doublé au cours de l’année.
Votre personne de contact
Barbara Zimmermann-Gerster
Responsable du secteur politique sociale et Assurances Sociales
L’Union patronale suisse salue la voie empruntée dans le cadre de la réforme des rentes de survivants. Dans le même temps, elle estime nécessaire d’examiner de manière approfondie les répercussions des extensions adoptées par le Conseil national, notamment dans la loi sur l’égalité des personnes handicapées. Les nouvelles obligations imposées aux employeurs risquent d’entraîner des coûts disproportionnés, une insécurité juridique et une bureaucratie excessive, ce qui freine l’inclusion plutôt que de la favoriser. Les employeurs attendent ici une correction significative.
Quand on parle de politique patronale, on parle souvent de conditions cadres, de réglementation et de compétitivité. Des aspects certes importants, mais un marché du travail solide ne s’y résume pas. L’élément déterminant est que les gens aient la possibilité de mettre leurs compétences à profit.
Une nouvelle étude de l’Office fédéral des assurances sociales examine comment améliorer la réinsertion professionnelle des personnes atteintes de troubles psychiques sur le marché du travail primaire. Elle montre que les employeurs s’engagent fortement, mais ont besoin d’un soutien technique plus systématique de la part de l’AI. Une meilleure collaboration avec les professionnels traitants ainsi que des solutions individuelles et viables sur le plan de l’entreprise sont déterminantes.
Le Conseil national a donné suite à deux initiatives de commission de la CSSS-N visant à avancer le début de l’épargne-retraite dans la prévoyance professionnelle ou à réduire les taux de crédit actuels de quatre à deux. De l’avis de l’Union patronale suisse, l’intention qui sous-tend ces initiatives est compréhensible, mais il ne faut pas les traiter séparément, mais plutôt les intégrer dans une analyse globale. Si l’on modifie des paramètres de la prévoyance professionnelle de manière isolée, le système risque de se déséquilibrer sans apporter de valeur ajoutée claire.