Le Conseil national prolonge le financement des places de crèche
L’initiative parlementaire «Prolongation des contributions fédérales à l’accueil extra-familial pour enfants jusqu’à la fin de l’année 2024» a reçu un bon accueil par la Chambre du peuple. Elle doit assurer une solution transitoire pour les mesures d’encouragement de la Confédération. Les employeurs soutiennent cette solution transitoire.
| Patrick Chuard-Keller
Par 138 voix contre 35 et 15 abstentions, le Conseil national a approuvé l’initiative parlementaire «Prolongation des contributions fédérales à l’accueil extra-familial pour enfants à la fin de l’année 2024» (22.403). La loi fédérale sur les aides financières à l’accueil extra-familial pour enfants doit ainsi être prolongée jusqu’à la fin 2024. Avec l’ordonnance d’exécution, la loi constitue la base d’un programme d’impulsion qui doit encourager la création de places d’accueil pour les enfants et permettre aux parents de mieux concilier famille et travail ou formation.
L’Union patronale suisse (UPS) salue le choix du Conseil national. L’initiative doit permettre en effet de combler l’écart entre la fin des aides financières actuelles et la future solution. La Commission de la science, de l’éducation et de la culture du Conseil national (CSEC-N) demande que les aides financières existantes soient remplacées par un soutien permanent. Le dossier passe maintenant au Conseil des États.
L’UPS dirige l’alliance «Accueil extra-familial pour enfants» avec des parlementaires fédéraux et des représentants des cantons. Son objectif est d’améliorer la conciliation entre vie familiale et vie professionnelle ainsi que l’encouragement précoce.
Les données publiées par l’Office fédéral de la statistique montrent que les écarts salariaux entre les femmes et les hommes ont encore diminué en 2024. Cette tendance à long terme indique que les profils des femmes et des hommes sur le marché du travail se rapprochent de plus en plus. Pour l’Union patronale suisse, il reste essentiel que le débat se fonde sur une interprétation objective des données.
Le Conseil fédéral ne voit pas la nécessité d’instaurer une obligation générale en matière d’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie. Comme le montre un rapport publié récemment, une grande partie des entreprises dispose déjà d’une telle assurance. Les entreprises ne bénéficiant d’aucune couverture d’assurance sont rares. L’Union patronale suisse salue la position du Conseil fédéral. Il est toutefois important que les entreprises qui souhaitent souscrire une assurance d’indemnités journalières en cas de maladie se voient proposer une offre adaptée.
Les données officielles contredisent le discours des syndicats: les écarts de revenu restent stables et les rémunérations réelles ont retrouvé une trajectoire positive.
L’Union patronale suisse publie certains articles du rapport annuel récemment publié légèrement abrégés ou actualisés en tant que série d’été. Le partenariat social suisse privilégie des solutions concrètes à une surréglementation étatique. Sa force réside…