Apprentissage pour les jeunes sans-papiers – guide pratique publié
Les jeunes sans-papiers pourront désormais faire un apprentissage. La Commission fédérale pour les questions de migration a publié à ce sujet un guide pratique destiné aux employeurs et aux jeunes intéressés. Il répond aux questions relatives aux requêtes et explique les conditions-cadre de la procédure d’autorisation.
| Nicole Meier
Les jeunes sans-papiers pourront à l’avenir faire un apprentissage. Ceux qui ont trouvé une place d’apprentissage, qui parlent au moins l’une de nos langues nationales et qui ont été scolarisés en Suisse pendant au moins cinq ans pourront demander une autorisation de séjour. Jusqu’ici, ils pouvaient suivre la scolarité obligatoire, mais ensuite, seule la filière gymnasiale leur était ouverte.
Avec la modification de l’ordonnance qui entrera en vigueur le 1er février 2013, les choses vont se concrétiser au chapitre de la formation professionnelle et des jeunes sans-papiers. C’est pourquoi la Commission fédérale pour les questions de migration (CFM) a élaboré un guide pratique à l’intention des employeurs et des jeunes. Il répond aux questions relatives aux requêtes et explique les conditions-cadre de la procédure d’autorisation.
L’essor de l’intelligence artificielle impose d’adapter les compétences des salariés, mais pas de centraliser la formation continue. Entreprises et branches seraient mieux placées pour suivre des besoins.
Le Conseil des États privilégie une approche pragmatique en matière d'allègement de la charge des entreprises formatrices ainsi que de formation continue et de reconversion professionnelle. Il renonce à mettre en place prématurément de nouveaux instruments de soutien et des structures étatiques supplémentaires. L'Union patronale suisse salue cette orientation.
Une enquête menée auprès de 2900 entreprises formatrices a relevé d’importantes lacunes chez les apprentis. Un résultat alarmant, qui pourrait pousser les sociétés à former moins d’apprenants.
Les compétences des jeunes en lecture et en mathématiques continuent de baisser. C’est ce que confirment les résultats du rapport PISA 2025 publiés aujourd’hui, ce qui corrobore les constatations des entreprises formatrices, comme l’a montré une enquête récemment publiée par les associations professionnelles. Pour l’Union patronale suisse, une chose est claire : les compétences de base des jeunes doivent à nouveau occuper une place centrale, car elles constituent le fondement de la réussite scolaire, de la disponibilité d’une main-d’œuvre qualifiée et de la compétitivité de la Suisse.