La libre circulation des personnes renforce le marché du travail et la croissance économique en Suisse. Elle ne mène ni au dumping salarial ni à une immigration qui abuse des assurances sociales helvétiques. Le dernier rapport de l’Observatoire de l’accord sur la libre circulation des personnes Suisse-UE parvient à ce constat. Il confirme ainsi le bien-fondé de l’engagement de l’Union patronale suisse en faveur de l’ouverture du marché de l’emploi à l’UE.
L'emploi a continué de progresser en Suisse au 1er trimestre 2011. A fin mars, la Suisse comptait 4,11 millions d'emplois, soit 1,6% de plus qu'à la fin du 1er trimestre 2010. La progression de devrait se poursuivre les trois prochains mois.
Pénalisées notamment par le déficit d'un jour ouvrable, les exportations suisses ont augmenté en avril de seulement 0,8% en termes nominaux par rapport au même mois de 2010, à 16 milliards de francs. Les importations ont gagné 5,1% à 14,5 milliards.
L'économie suisse se maintient dans une forme étonnante. Selon le rapport conjoncturel de l'OCDE, sa croissance est essentiellement assurée par son propre élan, c'est-à-dire avant tout par le dynamisme de sa demande intérieure. Le risque majeur auquel elle est exposée actuellement est la force du franc.
Le Conseil fédéral a approuvé la révision totale de l’ordonnance qui régit les délais d’ordre impartis pour le traitement des demandes dans les procédures d'autorisation. Les nouveaux principes consistent à simplifier les procédures, à définir des délais clairs pour celles-ci et à rendre leur durée prévisible. Ils permettront aux requérants, par exemple les PME, de réduire leur charge de travail et d’accroître leur sécurité en termes de planification.
Une étude réalisée par l’Institut de recherche sur le marché du travail et l’économie industrielle de l’Université de Bâle révèle que les ressortissants de l’UE-17/AELE sont les mieux intégrés sur le marché du travail suisse de toutes les catégories d’étrangers. L’étude démontre que l’Accord sur la libre circulation des personnes (ALCP) n’a eu aucun effet notable sur le niveau des salaires ni sur la situation de l’emploi de la population active suisse.