Une fois de plus, l’organisation syndicale Travail Suisse exige un congé payé pour les pères. De quatre semaines, celui-ci serait même deux fois plus long que le congé dont le Parlement débat déjà en ce moment sur la base d’une motion. Mais qu’il s’agisse de deux ou de quatre semaines, le problème tient surtout au fait que ce régime serait imposé par l’Etat à tout le pays, par-dessus la tête des branches et des entreprises.
Les prestations complémentaires (PC) sont la plus efficace des assurances sociales. Le vieillissement de la population représente une mise à l’épreuve financière du système. Si l’on entend continuer de garantir la sécurité sociale des plus faibles, il faut moderniser entièrement l’institution des PC. La transparence et la gérabilité du système doivent être améliorées et les mauvaises incitations éliminées.
Le système des prestations complémentaires est hors de contrôle: si l’on n’y remédie pas, ses coûts vont progresser massivement pour atteindre 5,5 milliards de francs par an à l’horizon 2020. L’Union patronale suisse réclame dès lors des mesures correctives: une plus grande transparence, un meilleur fonctionnement et l’élimination des incitations néfastes. C’est à cette seule condition que la sécurité sociale des plus faibles pourra être préservée.
Lors de sa session spéciale, le Conseil national, première Chambre délibérante, s’est prononcé de justesse en faveur de nouvelles dispositions constitutionnelles concernant la protection des enfants et des jeunes. A juste titre, il renonce à un ancrage constitutionnel d’une participation accrue des associations d'enfance et de jeunesse à la politique et à la vie associative. Celui-ci compliquerait notablement le système de l’apprentissage professionnel. Le dossier est maintenant transmis au Conseil des Etats.
Le dernier rapport sur les mesures d’accompagnement de la libre circulation des personnes montre à nouveau que ces mesures ont fait leurs preuves pour lutter contre le non-respect des conditions de travail et de rémunération en Suisse. Certes, le nombre d’infractions constatées peut paraître élevé de prime abord, mais des cas mineurs sont aussi répertoriés.
La réglementation concernant les «whistleblowers» est en bonne voie: si, lors de sa session spéciale, le Conseil national accepte le projet du Conseil fédéral, la lumière sera alors faite sur l’opportunité pour un salarié de dénoncer légalement à l’autorité compétente des irrégularités commises dans son cadre de travail. L’Union patronale suisse soutient cette solution bientôt définie.