Le 18 mai, les Suisses se prononceront sur l’initiative relative au salaire minimum des syndicats. Chaque voix compte pour empêcher un effet boomerang dangereux. Vous pouvez dès maintenant vous engager contre l’initiative sur le site www.smic-non.ch.
| Daniella Lützelschwab
L’initiative sur les salaires minimums de l’Union syndicale suisse sera soumise au peuple dans deux mois. Celle-ci demande que la Confédération instaure, à l’échelle nationale, un salaire minimum légal de 22 francs de l’heure, adapté à l’évolution des salaires et des prix. La Confédération et les cantons devront en outre encourager la fixation de salaires minimums dans des conventions collectives de travail. Dès lors, la Suisse aura le salaire minimum de loin le plus haut du monde.
Cela pèsera sur la compétitivité de notre pays. Ce projet risque par ailleurs d’affaiblir précisément ceux que l’initiative prétend justement aider. Les expériences internationales montrent en effet que les personnes qui entrent sur le marché du travail, celles qui souhaitent reprendre une activité ou les personnes faiblement qualifiées seront pénalisées par un salaire minimum élevé. À cela s’ajoute qu’un salaire minimum uniforme ne tient pas compte des importantes différences d’une région et d’une branche à l’autre et qu’il sape un partenariat social efficace entre les employeurs et les employés. Pour éviter cela, chaque voix compte le 18 mai.
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Daniella Lützelschwab
Responsable secteur Marché du travail et droit du travail (incl. Sécurité et Santé au Travail)
Les données publiées par l’Office fédéral de la statistique montrent que les écarts salariaux entre les femmes et les hommes ont encore diminué en 2024. Cette tendance à long terme indique que les profils des femmes et des hommes sur le marché du travail se rapprochent de plus en plus. Pour l’Union patronale suisse, il reste essentiel que le débat se fonde sur une interprétation objective des données.
Le Conseil fédéral ne voit pas la nécessité d’instaurer une obligation générale en matière d’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie. Comme le montre un rapport publié récemment, une grande partie des entreprises dispose déjà d’une telle assurance. Les entreprises ne bénéficiant d’aucune couverture d’assurance sont rares. L’Union patronale suisse salue la position du Conseil fédéral. Il est toutefois important que les entreprises qui souhaitent souscrire une assurance d’indemnités journalières en cas de maladie se voient proposer une offre adaptée.
Les données officielles contredisent le discours des syndicats: les écarts de revenu restent stables et les rémunérations réelles ont retrouvé une trajectoire positive.
L’Union patronale suisse publie certains articles du rapport annuel récemment publié légèrement abrégés ou actualisés en tant que série d’été. Le partenariat social suisse privilégie des solutions concrètes à une surréglementation étatique. Sa force réside…