Les partisans de l'initiative de résiliation s’assoient sur les évidences
Une étude à paraître prochainement réfute une fois de plus les principaux arguments des partisans de l’initiative de résiliation. En moyenne, ni l’emploi ni les salaires des nationaux ne diminueront à cause de l’immigration sur le marché du travail suisse.
| Patrick Chuard-Keller
Lors de la votation du 27 septembre sur l’initiative de résiliation, ce ne sont pas moins que les relations de la Suisse avec ses principaux partenaires commerciaux qui seront en jeu. Les initiants déclarent que les immigrants de l’UE/AELE travailleront pour des salaires inférieurs à ceux des autochtones et qu’ils les priveront de leurs emplois.
Mais cette affirmation est contraire à tous les faits démontrés. Par exemple, le rapport annuel de l’Observatoire publié par le Secrétariat d’Etat à l’économie SECO a confirmé à plusieurs reprises qu’il n’y a ni éviction systématique ni dumping salarial au détriment des travailleurs suisses.
Voilà aussi que, selon la NZZ une autre étude aux conclusions retentissantes est sur le point de sortir dans la célèbre « American Economic Review ». Elle révèle sur une base empirique que l’accroissement du nombre d’emplois dans l’économie suisse peut bel et bien absorber une immigration supplémentaire en provenance des pays de l’UE/AELE, sans réduire l’emploi ni les salaires des travailleurs locaux.
Ces nouvelles démonstrations privent les initiants de leurs principaux arguments. Leur façon de sous-estimer à la légère des réalités factuelles prouvées met en évidence la faible épaisseur de glace sur laquelle s’appuie leur campagne aventureuse, aux enjeux si risqués puisqu’elle met inutilement en danger la voie bilatérale.
Les données publiées par l’Office fédéral de la statistique montrent que les écarts salariaux entre les femmes et les hommes ont encore diminué en 2024. Cette tendance à long terme indique que les profils des femmes et des hommes sur le marché du travail se rapprochent de plus en plus. Pour l’Union patronale suisse, il reste essentiel que le débat se fonde sur une interprétation objective des données.
Le Conseil fédéral ne voit pas la nécessité d’instaurer une obligation générale en matière d’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie. Comme le montre un rapport publié récemment, une grande partie des entreprises dispose déjà d’une telle assurance. Les entreprises ne bénéficiant d’aucune couverture d’assurance sont rares. L’Union patronale suisse salue la position du Conseil fédéral. Il est toutefois important que les entreprises qui souhaitent souscrire une assurance d’indemnités journalières en cas de maladie se voient proposer une offre adaptée.
Les données officielles contredisent le discours des syndicats: les écarts de revenu restent stables et les rémunérations réelles ont retrouvé une trajectoire positive.
L’Union patronale suisse publie certains articles du rapport annuel récemment publié légèrement abrégés ou actualisés en tant que série d’été. Le partenariat social suisse privilégie des solutions concrètes à une surréglementation étatique. Sa force réside…