Congé paternité: le Conseil fédéral recommande le rejet de l'initiative
Le Gouvernement recommande le rejet de l’Initiative populaire fédérale «Pour un congé de paternité raisonnable – en faveur de toute la famille». A juste titre, il renonce également à lui opposer un contre-projet.
| Daniella Lützelschwab
L’Union patronale suisse (UPS) salue cette double décision des sept sages. L’initiative réclame l’introduction d’un congé de paternité de quatre semaines institué par l’Etat. Le revenu compensatoire serait versé par le biais des allocations pour perte de gain (APG) et coûterait 420 millions de francs par année aux entreprises, selon les estimations du Conseil fédéral.
Les petites et moyennes entreprises ayant peu de personnel n’ont pas les mêmes possibilités organisationnelles que les grandes pour offrir des congés de paternité. Voilà pourquoi, plutôt qu’une formule imposée, il faut s’en tenir aux solutions négociées à l’échelle des branches ou des entreprises, solutions qui tiennent compte des possibilités de chacune d’elles ainsi que des conditions de travail. Au lieu de réduire davantage encore la flexibilité des entreprises, il faut poursuivre dans cette voie, qui aboutit à des solutions individuelles adaptées aux besoins des employeurs aussi bien que des employés.
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Daniella Lützelschwab
Responsable secteur Marché du travail et droit du travail (incl. Sécurité et Santé au Travail)
Les données publiées par l’Office fédéral de la statistique montrent que les écarts salariaux entre les femmes et les hommes ont encore diminué en 2024. Cette tendance à long terme indique que les profils des femmes et des hommes sur le marché du travail se rapprochent de plus en plus. Pour l’Union patronale suisse, il reste essentiel que le débat se fonde sur une interprétation objective des données.
Le Conseil fédéral ne voit pas la nécessité d’instaurer une obligation générale en matière d’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie. Comme le montre un rapport publié récemment, une grande partie des entreprises dispose déjà d’une telle assurance. Les entreprises ne bénéficiant d’aucune couverture d’assurance sont rares. L’Union patronale suisse salue la position du Conseil fédéral. Il est toutefois important que les entreprises qui souhaitent souscrire une assurance d’indemnités journalières en cas de maladie se voient proposer une offre adaptée.
Les données officielles contredisent le discours des syndicats: les écarts de revenu restent stables et les rémunérations réelles ont retrouvé une trajectoire positive.
L’Union patronale suisse publie certains articles du rapport annuel récemment publié légèrement abrégés ou actualisés en tant que série d’été. Le partenariat social suisse privilégie des solutions concrètes à une surréglementation étatique. Sa force réside…