La Suisse est l’un des pays d’Europe qui connaît les taux de chômage les plus bas, tant globalement que chez les jeunes et dans la tranche d’âge des 55-64 ans. La flexibilité de son marché du travail et l’aptitude au compromis des partenaires sociaux expliquent en grande partie cette heureuse réalité. Pour autant, il serait dangereux de se reposer sur les lauriers.
| Daniella Lützelschwab
Pour pouvoir définir correctement l’ampleur relative du chômage en Suisse, ses chiffres doivent être comparés à ceux de l’étranger. Notre dernier point de mire «Taux de chômage en comparaison internationale» montre que le taux de chômage en Suisse, d’une manière générale aussi bien que par âge, par sexe et par niveau de formation, est inférieur à la moyenne internationale. Le «point de mire» offre aussi des explications possibles des différences que l’on observe entre la Suisse et les Etats de l’UE et de l’OCDE, par exemple pour les titulaires d’un degré tertiaire.
Le faible niveau de chômage qui caractérise la Suisse depuis des années résulte principalement de notre politique du marché libérale et flexible et d’un sens du compromis très développé des partenaires sociaux. Ce cadre général permet aux entreprises de réagir vite et souplement aux transformations de l’économie. Il convient donc de rester attentif à cet atout et de le cultiver. Car dans le climat économique et politique actuel, l’importance d’un marché du travail efficace ne saurait être surestimée.
Les données publiées par l’Office fédéral de la statistique montrent que les écarts salariaux entre les femmes et les hommes ont encore diminué en 2024. Cette tendance à long terme indique que les profils des femmes et des hommes sur le marché du travail se rapprochent de plus en plus. Pour l’Union patronale suisse, il reste essentiel que le débat se fonde sur une interprétation objective des données.
Le Conseil fédéral ne voit pas la nécessité d’instaurer une obligation générale en matière d’assurance d’indemnités journalières en cas de maladie. Comme le montre un rapport publié récemment, une grande partie des entreprises dispose déjà d’une telle assurance. Les entreprises ne bénéficiant d’aucune couverture d’assurance sont rares. L’Union patronale suisse salue la position du Conseil fédéral. Il est toutefois important que les entreprises qui souhaitent souscrire une assurance d’indemnités journalières en cas de maladie se voient proposer une offre adaptée.
Les données officielles contredisent le discours des syndicats: les écarts de revenu restent stables et les rémunérations réelles ont retrouvé une trajectoire positive.
L’Union patronale suisse publie certains articles du rapport annuel récemment publié légèrement abrégés ou actualisés en tant que série d’été. Le partenariat social suisse privilégie des solutions concrètes à une surréglementation étatique. Sa force réside…