L'organisation Employés Suisse a donné le coup d'envoi aux négociations salariales pour 2013 et présenté ses exigences. Malgré l'inflation négative de -0,4% que l'on enregistre actuellement, elle demande une augmentation de salaires de 1%. L'Union patronale suisse met en évidence, au contraire, les lourdes incertitudes économiques qui pèsent sur ces négociations. Le niveau d'endettement de nombreux pays (de la zone euro), le problème du franc fort et les hypothèques de l'évolution conjoncturelle mondiale assombrissent les perspectives d'avenir de nombreuses entreprises. Partant, des exigences salariales rigides et schématiques sont malvenues. Les résultats des négociations devront dûment tenir compte des conditions spécifiques aux diverses branches et entreprises, comme le reconnaît aussi, d'ailleurs, Employés Suisse.
Selon les derniers relevés de l'Office fédéral de la statistique (OFS), les partenaires sociaux signataires des principales conventions collectives de travail (CCT) ont convenu pour 2012 d’une augmentation nominale des salaires effectifs de 1,1%. Les salaires minimaux ont été relevés de 1,4%. Environ 1'001'000 personnes ont été concernées par les négociations salariales.
Morosité conjoncturelle et franc fort pénalisent toujours le commerce extérieur suisse. Exportations et importations ont légèrement reculé au premier semestre. Les premières se sont repliées de 0,2% à 100,05 milliards de francs, les secondes de 0,3% à 88,4 milliards.
Au 1er trimestre 2012, la production de l'industrie suisse a augmenté de 1,4% par rapport au même trimestre de l'année précédente, mais les chiffres d'affaires ont reculé de 0,7%. En outre, les entrées de commandes ont baissé de 3,9%, alors que le portefeuille de commandes s'est bonifié de 4,7%.