Que d'imprécations ne subirait pas un joueur qui, au milieu d'un match prometteur, tirerait délibérément dans ses propres buts! Qu'on pardonne la comparaison, mais le modèle de réussite de la Suisse, qui dépend essentiellement de son marché du travail libéral et bénéficie grandement de ses liens internationaux, est manifestement sous pression aujourd'hui. Une pression qui menace notre compétitivité et d'origine largement interne. La dernière attaque en date est l'initiative des syndicats sur les salaires minimums. Tout comme l'initiative 1:12, elle veut introduire dans le pays une politique salariale d'Etat et éliminer du même coup les facteurs de succès de notre économie sociale de marché. Dans le contexte actuel, l'accepter serait s'infliger un auto-goal. Sans compter que cette initiative affecterait le plus durement ceux qu'elle prétend aider.
Tout comme le Conseil fédéral et la petite Chambre, le Conseil national recommande le rejet de l’initiative populaire «Pour une caisse publique d’assurance-maladie». La majorité du Conseil souhaite maintenir le système actuel, avec concurrence réglementée et liberté de choix. Cela s’inscrit pleinement dans l’esprit de l’Union patronale suisse. À présent, c’est le peuple qui aura le dernier mot.
Le Conseil des États veut ancrer dans la loi sur la formation continue l’obligation faite aux patrons de «favoriser» la formation continue de leurs employés. L’Union patronale suisse (UPS) estime que le texte ne doit pas créer d’obligations juridiques pour les employeurs. Sur un autre point, le Conseil des États et l’UPS se rejoignent: il n’y aura pas d’assurance de qualité étatique pour l’ensemble des offres de formation continue.