Parer la formation professionnelle pour l’avenir avec une stratégie commune, des procédures administratives optimisées et une certification professionnelle pour les adultes voulant (continuer de) se former – telles sont les mesures décidées par les partenaires sociaux et les cantons à l’occasion du Sommet de la formation professionnelle sous la direction du Président de la Confédération, Johann Schneider-Ammann.
La Commission des institutions politiques du Conseil national (CIP-N) veut compléter les propositions du Conseil fédéral portant sur la mise en œuvre de l'initiative contre l'immigration de masse. Elle demande en particulier que l'administration fédérale examine de près le principe de la priorité des travailleurs indigènes. Les employeurs soutiennent l'ensemble des mesures décidées par la CIP-N.
L'économie fait déjà preuve d'une efficacité exemplaire dans la mise en valeur du potentiel de main-d'œuvre existant en Suisse. Il lui est donc de plus en plus difficile d'améliorer encore cette performance. Selon l'Union patronale suisse, cette réalité n'est pas suffisamment prise en compte par le monde politique. Notre association soutient les employeurs dans leurs efforts visant à maintenir la productivité et l'emploi des seniors. Elle s'oppose, en revanche, à toute protection contre les licenciements spécifiques pour cette catégorie d'âge. Enfin elle réclame des mesures fiscales susceptibles de supprimer les éléments dissuasifs à l'égard de l'activité professionnelle.
Les chiffres tout récents de la Confédération et la réalité telle que la vivent les entreprises le prouvent: le potentiel de la population indigène − celle aussi des plus âgés − est toujours plus efficacement mis à profit. On se demande bien comment les milieux qui répètent sans se lasser que les employeurs se séparent systématiquement de leurs employés âgés justifient cette affirmation. Rien ne justifie de clouer au pilori les employeurs de manière unilatérale. On trouve des moutons noirs chez les employeurs comme chez les salariés, tout comme des potentiels d’amélioration des deux côtés.
Face à l’évolution démographique et à la limitation de l’immigration, l’économie suisse se propose d’engager le plus possible de main-d’œuvre autochtone. L’un des potentiels existants consiste à mieux intégrer les personnes ayant des tâches familiales à assumer. La principale condition à remplir dans ce but est d’offrir des structures d’accueil de jour extrafamiliales et extrascolaires correspondant aux besoins. Les entreprises de leur côté sont invitées à aménager au besoin l’organisation de leur travail de telle manière que la flexibilité nécessaire pour ces personnes puisse se conjuguer avec les besoins de l’entreprise.
Pour une meilleure utilisation des ressources nationales, il convient de prendre des mesures visant à prolonger le maintien des collaborateurs qualifiés dans la vie active. Les banques suisses contribuent d’ores et déjà de façon significative à cet objectif.