En 2010, la rémunération des membres de direction et des administrateurs des 30 principaux groupes suisses cotés en Bourse a de nouveau augmenté modérément. Tout semble indiquer que les salaires sont de plus en plus en phase avec les résultats de l’entreprise.
Selon un récent sondage, cela fait des années que les postes proposés en Suisse n’ont pas été aussi nombreux qu’au premier trimestre 2011. Après avoir surmonté la stagnation persistante du deuxième semestre 2010, les avis de postes vacants sont presque revenus au niveau de l’essor économique de 2008.
L'Union patronale suisse rejette «l'initiative 1:12», qui demande que soit inscrit dans la Constitution la règle selon laquelle l’écart entre le salaire le plus élevé et le salaire le plus bas versé par une entreprise ne dépasse pas un rapport de 1 à 12. Rien ne justifie une telle ingérence dans la politique salariale des entreprises – ni même l'évolution parfois discutable des rémunérations de certains hauts dirigeants. La fixation des salaires reste l'affaire des propriétaires ou des actionnaires, à charge pour eux de veiller à l'acceptabilité sociale des structures salariales.
Un amendement constitutionnel veut retirer aux cantons et aux communes les compétences qui sont les leurs en matière de politique familiale pour les confier à la Confédération. Cette démarche est aux antipodes du système différencié et pragmatique d’aujourd’hui.
Les salariés suisses se montrent très disposés à la mobilité pour des emplois attrayants: 40% d'entre eux sont particulièrement ouverts à un transfert en Suisse. Plus d’un tiers sont également prêts à déménager à l’étranger pour un poste. Tels sont les résultats d’un sondage récent.
Pour le premier trimestre 2011, le moniteur des caisses de pension Swisscanto indique une situation financière stable des institutions de prévoyance suisses. Celles-ci ont donc bien résisté aux turbulences monétaires, à l’agitation en Afrique du Nord et à la catastrophe japonaise. La part du découvert des caisses ne diminue pas.