Le deuxième sondage SSR sur les votations du 11 mars montre un rejet croissant à l’égard de l’initiative sur les vacances. L’opinion semble bien consciente des risques que l’exigence d’un minimum de six semaines de vacances renferme pour notre pays : les petites et moyennes entreprises, déjà aux prises avec la force du franc et des coûts du travail élevés en comparaison internationale, seraient particulièrement touchées.
Le baromètre de l'emploi de l'Office fédéral de la statistique indique au 4ème trimestre 2011 un léger ralentissement de la progression de l'emploi. Tant l'indicateur des prévisions d'évolution de l'emploi que le nombre des places offertes sont en recul par rapport au trimestre corres-pondant de l'année précédente. Pour les premiers mois de l'année en cours, on peut continuer de tabler néanmoins sur une légère croissance.
La révision 6a de l’AI est en vigueur depuis le 1er janvier. Les nouveaux instruments de l’assurance-invalidité donnent un sérieux coup de pouce aux entreprises qui gardent ou engagent des personnes handicapées. Les responsables de l’Union patronale suisse, de l’Union suisse des arts et métiers usam, de la Conférence des offices AI et de l’Office fédéral des assurances sociales OFAS, ainsi que l’entreprise hôte, ont présenté leur campagne commune d’information destinée aux employeurs. Ils ont aussi montré que les objectifs de réadaptation affichés sont réalisables si l’AI et les employeurs unissent leurs efforts.
Le Conseil fédéral a transmis le message relatif à l’encouragement de la formation, de la recherche et de l’innovation (FRI) pendant les années 2013 à 2016 aux Chambres fédérales. Il demande des crédits d’encouragement d’un montant de 23,878 milliards de francs. Les moyens prévus pour les programmes-cadres européens de recherche et de formation inclus les crédits FRI atteindront ainsi une croissance nominale moyenne de 3,7% par an.
L’initiative sur les vacances n’est pas une bonne recette pour l’économie suisse, car les coûts de la main-d’œuvre sont déjà très élevés dans notre pays. Une hausse supplémentaire nuirait à notre compétitivité et menacerait des emplois. De plus, avec ses exigences rigides, l’initiative saperait le dialogue avec les partenaires sociaux, qui a fait ses preuves. Ces différentes raisons expliquent le rejet par les milieux économiques d’une initiative qui n’est pas finançable. Telle est la position défendue par des représentants de l’Union patronale suisse, de Swissmem, de la Fédération des Entreprises Romandes Genève et d’economiesuisse à l’occasion d’une conférence de presse.