Selon l'enquête suisse sur la structure des salaires, le salaire médian dans l'économie privée a progressé dans notre pays de 13,4 pour-cent entre 2002 et 2012. Pendant ce temps, le segment des bas salaires a également évolué de manière positive, puisque sa proportion est tombée de 10,5 à 10,0 pourcent, tandis que, dans le même temps, ces salaires ont augmenté de 9,5%. Devant ces chiffres, l'Union patronale suisse juge d'autant plus malvenu de vouloir instituer un salaire minimum légal. Cette mesure imposée et schématique bloquerait l'accès au marché du travail de très nombreux jeunes, femmes et travailleurs peu qualifiés.
Un système d’indicateurs publié par le Secrétariat d’État à l’économie montre que la pénurie de personnel qualifié est déjà largement répandue aujourd'hui. Il montre aux associations professionnelles et de branche dans quelle mesure le potentiel existant est exploité et à quoi ressemble la structure par âge et par qualification.
Un salaire minimum dicté par l'Etat compromettrait la compétitivité de l'économie suisse. Ecrasées sous les coûts salariaux, les petites et moyennes entreprises seraient menacées dans leur existence et devraient supprimer des emplois. Les plus accablés en seraient les jeunes désireux d’entrer dans la vie active, les femmes et les travailleurs à bas revenu. Et comme l'initiative exige en outre un salaire minimum uniforme dans toute la Suisse, ce sont les zones rurales et les régions de montagne qui auraient à subir les dommages les plus importants.
Le plan d’études 21 fixe pour la première fois des objectifs uniformes pour l’enseignement à tous les niveaux de l’école obligatoire dans 21 cantons alémaniques et plurilingues. Le rapport d’évaluation relatif à la consultation vient de paraître et les mandats de révision qui en découlent ont été attribués. Certains éléments du plan d’études vont être repensés, l’orientation professionnelle très importante pour les entreprises formatrices doit être améliorée et présentée sous la forme de modèle de formation. Enfin, le point de vue des secteurs de la production et des entreprises sera mieux pris en compte.