Le taux de chômage (ou de personnes sans emploi) publié par l’Office fédéral de la statistique et le taux de chômage recensé par le Secrétariat d’Etat à l’économie sont souvent vus et employés comme synonymes. Or, ces notions ne recouvrent pas exactement la même réalité, ce qui peut donner lieu à des méprises et parfois à des conclusions erronées. Conceptuellement, le «taux de sans-emploi» est d’une portée plus large que le taux de chômage du Seco. Mais celui-ci est disponible à intervalles de temps plus courts et à une échelle plus fine.
Le Conseil des Etats s’est penché une nouvelle fois sur la mise en œuvre de l’initiative sur l’immigration de masse. L’élimination des divergences progresse donc. Les deux Chambres ne sont pas encore entièrement d’accord sur tout, par exemple sur le niveau de chômage déclenchant l’obligation d’annoncer et les autres mesures en faveur de la main-d’œuvre indigène.
A partir de l’échantillon de quelque 83’000 jeunes de toute la Suisse qui ont quitté l’école obligatoire en 2012, l’Office fédéral de la statistique a pour la première fois analysé l’ensemble des transitions vers les voies de formation ultérieures du degré secondaire II. Il en ressort qu’en l’espace de deux ans, 66 pour cent des jeunes ont débuté une formation professionnelle et 29 pour cent d’entre eux ont opté pour une formation scolaire générale.
Le Conseil des Etats a adopté à l'unanimité la nouvelle loi sur les fonds de compensation. Une courte majorité de la Chambre a donné sa préférence à un organe de révision externe indépendant pour l'administration des fonds de compensation de l'AVS, de l'AI et des APG. Le Conseil des Etats souhaite aussi, dès 2018, libérer la caisse fédérale de la charge des intérêts de la dette de l'AI.
Pour la Suisse, les études PISA sont la seule possibilité de comparer les performances scolaires à l'échelle internationale. Malheureusement, la dernière analyse des capacités des jeunes suisses de 15 ans n'est que partiellement utilisable pour la politique suisse de la formation. Les autorités renoncent dès lors à une interprétation.
Pour la mise en œuvre de l’initiative sur l’immigration de masse, le Conseil national se range pour l’essentiel à la solution proposée par la Chambre des cantons, sans toutefois imposer aux employeurs l’obligation de motiver leurs refus d’embaucher. Un pas supplémentaire est ainsi franchi vers un accord, qui contribue de manière acceptable au souci de mieux utiliser le potentiel de main-d’œuvre indigène tout en préservant les accords bilatéraux avec l’UE.