À l’approche de l’automne salarial, les revendications excessives ou déconnectées de la réalité s’accompagnent, comme chaque année, du retour des bonnes vieilles rengaines : les entreprises garderaient pour elles les gains de productivité, au détriment travailleuses et travailleurs. Ou encore, les primes d’assurance-maladie augmenteraient davantage que les salaires, ce qui nécessiterait une forte hausse de ces derniers. Pourquoi ces deux affirmations sont-elles fausses et quelle hausse salariale peut-on attendre en 2027 ?
L’année 2025 a été marquée par la plus forte augmentation des salaires réels depuis 2009. Il est vrai que l’évolution des salaires en Suisse a été plus modérée ces dernières années en raison de la crise, mais en regardant plus loin dans le temps et au-delà des frontières nationales, on s’aperçoit qu’elle a été bien meilleure qu’on ne l’affirme souvent. Aucun pays d’Europe n’a connu une aussi bonne conjoncture salariale au cours des 15 dernières années. Découvrons cinq faits à ce sujet.
Le Conseil des États insiste pour financer la 13e rente AVS par une combinaison de contributions salariales plus élevées et d’une augmentation de la TVA. La troisième phase de la discussion est donc lancée, sans perspective concrète de trouver un accord. Le Conseil des États était toutefois prêt à supprimer à nouveau le mécanisme d’intervention préjudiciable qu’il avait introduit dans le paquet de financement lors de la session de printemps. L’Union patronale suisse continue de soutenir la proposition de compromis du Conseil national, qui prévoit une augmentation temporaire de la TVA.
Le Conseil des États a accepté, en début de session d’été, un postulat de commission qui charge le Conseil fédéral de présenter dans un rapport des propositions pour une modernisation ponctuelle de la prévoyance professionnelle. En même temps, le Conseil des États a rejeté des initiatives qui reprenaient des éléments isolés de la réforme avortée de la LPP ou qui voulaient même introduire des éléments étrangers au système dans la LPP. L’Union patronale suisse salue cette approche globale: qui veut bien positionner la prévoyance professionnelle pour l’avenir doit garder une vue d’ensemble.
En Suisse, le débat sur l’immigration reste presque toujours cantonné aux mêmes sujets : le marché du logement, les transports, la densité de la population et ses inconvénients. Tous ces sujets sont légitimes. Cependant, on a tendance à oublier…
La discussion sur le travail à temps partiel est souvent empreinte d’émotions et le plus souvent axée sur le mauvais groupe. Les critiques portent principalement sur les jeunes actifs et leurs prétendues préférences en matière d’équilibre entre vie professionnelle…
Le rejet de la réforme de la LPP en 2024 a fait manquer une occasion importante de moderniser en profondeur la prévoyance professionnelle. Diverses interventions politiques visent désormais à reprendre certains aspects de la réforme hors de leur contexte. La Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil des États a refusé d’approuver deux initiatives de commission qui portaient sur des paramètres spécifiques de la prévoyance professionnelle. Du point de vue des employeurs, cette décision est logique.
À première vue, le calcul paraît simple : si le solde migratoire net s’élève à environ 74’000 personnes, alors que le nombre de personnes au chômage augmente de 31’000, on pourrait croire que les nouveaux arrivants prennent…