En matière de formation professionnelle supérieure, les deux Chambres sont d’accord sur le fait que l’Etat doit mieux soutenir les participants aux cours préparant à des examens fédéraux. Le Conseil des Etats veut cependant que les participations aux frais de cours soient versées avant l’achèvement des examens. Il bouleverse ainsi le système de financement élaboré par le Conseil fédéral. Le Conseil national propose maintenant un compromis raisonnable.
Contrairement à ce que lui recommandait la commission chargée de l’examen préalable, le Conseil national n’a pas supprimé le regroupement familial pour les bénéficiaires d’une admission provisoire. L’Union patronale suisse aurait soutenu ce durcissement qui permettrait de limiter l’immigration. Ces mesures hors marché du travail contribuent à la mise en œuvre de l’initiative contre l’immigration de masse.
La motion du conseiller national Thomas de Courten «Renoncement à la ratification de la Charte sociale européenne» vient d’être approuvée par la Chambre du peuple. Il faut saluer cette décision car cette Charte est susceptible de remettre en cause l’orientation d’inspiration libérale notre marché du travail.
En vue de la modification de la loi sur les travailleurs détachés, le Conseil des États a approuvé la prorogation de contrats-types de travail sur la seule base d’indices de sous-enchères abusives répétées, sans preuves concrètes à cet égard. L’Union patronale suisse en prend acte avec grand regret.
Á l’occasion du premier sommet national de l’initiative Personnel qualifié suisse, des représentants de la Confédération, des cantons et des partenaires sociaux ont échangé sur le thème de la «conciliation des vies professionnelle et familiale». Lors du point de presse, le président de l’Union patronale suisse, Valentin Vogt, a présenté l’analyse et le point de vue de l’UPS. Sa conclusion: malgré un pourcentage élevé de travail à temps partiel, certains pères et mères souhaiteraient augmenter leur taux d’occupation. Une amélioration de l’offre d’accueil extrafamilial est pour cela nécessaire.
Les résiliations de contrats d’apprentissage confrontent constamment les jeunes et les entreprises formatrices à de grands défis. C’est sur ce thème que se sont penchés les participants à première journée de l’Observatoire suisse de la formation professionnelle. Indépendamment des présentations des nouveaux résultats de recherche et des tables rondes, le président de l’Union patronale suisse, Valentin Vogt, a prononcé une déclaration de principe: il souhaite que l’on puisse parler ouvertement et sans préjugés des interruptions d’apprentissage.