La commission juridique du Conseil national se dit opposée à l’inscription dans la loi du droit pour les travailleurs de réclamer une réduction de leur temps travail après la naissance d’un enfant. Parce que les employeurs soutiennent et encouragent déjà par diverses mesures, dans leurs entreprises, l’objectif d’une initiative parlementaire correspondante visant à améliorer la compatibilité travail-famille, une intervention de l’Etat à cette même fin ne correspond à aucune nécessité.
La Commission de l’économie et des redevances du Conseil des États (CER-E) a donné suite à l’initiative parlementaire «Libérer le personnel dirigeant et les spécialistes de l’obligation de saisie du temps de travail». Elle soutient ainsi les employeurs dans leur volonté d’assouplir l’enregistrement systématique du temps de travail, en optant pour une approche moderne et applicable pour toutes les branches et toutes les entreprises.
La commission du Conseil national veut ramener les coûts de la réforme de la prévoyance vieillesse à un niveau susceptible de tenir le cap devant le peuple. En outre, elle tient, avec la règle de stabilisation, à assurer à long terme les rentes AVS. Cela étant, elle manque aussi l’occasion d’orienter clairement la réforme sur le maintien du niveau actuel des rentes pour relever les énormes défis démographiques actuels. Le risque que le projet sombre dans l’abîme n’a donc pas diminué.
La commission de l’économie et des redevances du Conseil national approuve de justesse le projet de révision de la loi contre le travail au noir. L’Union patronale suisse soutient également ce projet pour autant que les mesures qu’il propose à cette fin soit vraiment adéquates. Il faut avant tout que les dépenses administratives afférentes soient maintenues au plus bas niveau possible pour les entreprises.
Les opposants à «AVSplus» ont lancé leur campagne pour le non. Cette initiative exige une augmentation de dix pour cent des rentes AVS pour tous les assurés, riches ou pauvres. Elle mettrait en danger, à terme, le financement de la prévoyance vieillesse et désavantagerait en outre les économiquement faibles.
Jamais deux sans trois. Après l’acceptation de l’initiative populaire sur l’immigration de masse et la décision de la Banque nationale d’abolir le cours plancher, voici le séisme du Brexit qui, en scellant le destin du Royaume-Uni hors de l’Union européenne (UE), élargit le champ des incertitudes économiques et politiques qui planent sur la Suisse.