Le Conseil national ne souhaite pas introduire de réglementation particulière pour la reconnaissance des diplômes et la validation des compétences acquises par les réfugiés et les personnes admises à titre provisoire. Des procédures bien établies sont aujourd’hui à leur disposition, comme à celle de toutes les autres personnes. L’Union patronale suisse salue le rejet par la grande Chambre d’une motion injustifiée allant dans ce sens.
Le Conseil national a rejeté une motion de sa commission visant à lancer une offensive en matière d’informatique au niveau de l’école primaire, de la formation professionnelle et des gymnases. Il a pris la bonne décision car cette offensive aurait débouché sur d’inutiles activités parallèles et n’aurait pas pu être durable. Mais cette demande, certainement importante, va être poursuivie.
Le Conseil national a rejeté une motion qui demandait de prendre des mesures pour permettre aux personnes à temps partiel d’accéder plus facilement aux procédures de qualification. Or, si le système de la formation professionnelle offre beaucoup de souplesse aujourd’hui déjà, il doit aussi être organisé de manière à ne pas entamer la confiance des employeurs dans la qualité des titres délivrés.
Alors que les écarts salariaux entre hommes et femmes se réduisent lentement mais régulièrement, les syndicats continuent à répandre des informations erronées pour récolter des voix à l’appui de leurs exigences en matière d’égalité de salaires. Ils occultent ainsi les véritables causes des différences de salaires non explicables qui subsistent, tout en se fermant à des mesures ciblées réellement efficaces.
A l’avenir, les parents qui exercent une activité lucrative ne pourront pas non plus faire valoir un droit à une réduction de leur taux d’occupation après la naissance d’un enfant. Le Conseil national a refusé une initiative parlementaire contenant une demande dans ce sens. Les solutions relatives au temps de travail flexible sont déjà fixées dans les entreprises en fonction des possibilités individuelles. Une intervention de l’Etat à ce sujet aurait donc été inutile.
La réforme de la prévoyance vieillesse 2020 trahit les espoirs placés en elle initialement, déclare l'expert en assurances sociales Martin Kaiser dans une interview donnée au magazine «Fokus IHK». A une majorité extraordinairement mince, signale M. Kaiser, le Parlement a décidé de transformer une réforme digne de ce nom en un projet d'extension dans le style «AVSplus». Loin de remédier au problème structurel de l'AVS, ce projet en retarde indéfiniment le règlement et l'aggravera même à moyen terme. Enfin l'extension proposée crée une AVS à deux classes qui fera de nombreux perdants.