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Rapport-annuel-2014-epaper

■ Allégement financier des parties prenantes aux cours préparatoires aux examens fédéraux au moyen d’un subventionnement des personnes par la Confédération: cet encouragement systé­ matique doit permettre de remplacer les prati­ ques opaques et facultatives appliquées jusqu’ ici par les cantons en matière de subventions cantonales. L’idée est d’augmenter de manière substantielle les ressources publiques mises à disposition pour ce type de formation dès 2017. ■ Amélioration de la comparabilité internationale et évaluation des diplômes de la formation pro­ fessionnelle suisse: cette procédure s’opère selon le classement des diplômes, en fonction des exi­ gences requises, dans les huit niveaux du Cadre national des certifications de la formation pro­ fessionnelle et selon le supplément descriptif du certificat ou le supplément au diplôme. Ces ins­ truments doivent permettre aux employeurs, lors du recrutement de personnel en Suisse et à l’ét­ ranger, d’évaluer rapidement les compétences des candidats et d’améliorer les chances des diplô­ més sur le marché. ■ Promotion de la perméabilité entre la formation professionnelle supérieure et les hautes écoles spécialisées: cet axe vise l’accroissement de la transparence dans les conditions d’admission et les mécanismes de prise en compte des acquis pour les diplômés de la formation professionnelle supérieure. A cette fin, le dialogue entre les res­ ponsables de la formation professionnelle supé­ rieure et les hautes écoles spécialisées doit être renforcé. REFUS DES TITRES DE FORMATION PROFESSIONNELLE CALQUÉS SUR LES TITRES ACADÉMIQUES Les titres de la formation professionnelle supérieu­ re ont donné lieu à un débat au Parlement. Plus précisément, il s’agissait des titres délivrés à l’is­ sue d’une formation donnant droit à un brevet fé­ déral ou à un diplôme fédéral, attribué dans le cadre d’une formation professionnelle supérieure. Contrairement aux titres académiques tels le ba­ chelor et le master, ces titres ne sont pas connus sur le plan international et ne sont guère tradui­ sibles de manière intelligible. D’où l’idée formu­ lée par les tenants des titres de formation acadé­ mique dans la formation professionnelle que les diplômés au bénéfice d’une formation profession­ nelle seraient défavorisés sur le marché (interna­ tional) de l’emploi par rapport aux autres diplômés. Certains ont aussi défendu l’argument selon lequel l’alignement des titres de la formation profession­ nelle supérieure sur ceux de la for mation acadé­ mique serait de nature à relever le prestige de la formation professionnelle, également en Suisse. Si le positionnement de la formation profession­ nelle supérieure et la mobilité professionnelle in­ ternationale des diplômés ayant achevé leur forma­ tion professionnelle sont aussi un souci évident des employeurs, l’orientation d’une motion dépo­ sée à ce sujet n’a pas été soutenue par l’Union pa­ tronale suisse. Elle a fini par être rejetée par le Conseil des Etats, deuxième Chambre délibérante. Une intervention dans ce sens dans la systémati­ que des titres ou l’introduction de titres supplé­ mentaires ou de nouveaux titres auraient plutôt perturbé les employeurs, par exemple au moment du recrutement, de même que les étudiants, in­ duits en erreur lors du choix de la profession et des études. Les profils bien établis entre les voies de formation académiques et professionnelles s’en seraient trouvés plutôt dilués qu’accentués. Enfin, il ressort aussi d’une simple recherche sur Inter­ net que les désignations visées de «bachelor pro­ fessionnel» ou de «master professionnel» ne sont pas courantes à l’étranger. Elles ne sont donc guère appropriées à un positionnement international adéquat des qualifications élevées et axées sur la pratique de la formation professionnelle supé­ rieure. Le Conseil fédéral va maintenant devoir apprécier la situation concernant les titres de la formation professionnelle supérieure. L’amélioration des tra­ ductions des titres des professions et des fonctions jugés adéquats pour le marché du travail, recou­ vrant par exemple des désignations telles qu’«ex­ pert fiscal» (diplômé) ou «hôtelier­restaurateur», est sans doute relativement facile à réaliser. Les mesures arrêtées pour le classement des diplômes dans le cadre national des certifications et les des­ criptifs des certificats et des suppléments aux di­ plômes compréhensibles dans le monde entier de­ vraientpermettred’importantsprogrèsdemobilité en Suisse pour les titulaires de la formation pro­ fessionnelle, sans que l’on mélange les voies de formation qui ont fait leurs preuves en alignant les titres des unes sur les autres.

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