Le changement structurel des branches apporte la stabilité au marché du travail

Les chiffres du chômage et de la population active analysés en fonction de critères économiques conduisent à des estimations concluantes concernant, entre autres, les effets de la numérisation. Alors que, de 2010 à 2015, le chômage a quelque peu progressé dans le secteur secondaire, il a légèrement reculé dans le tertiaire. Jusqu’ici, sur le marché suisse du travail, on n’observe pas un recul très sensible du nombre d’emplois du fait de la numérisation.

Le taux de chômage varie en fonction des secteurs économiques, des branches et des professions. Il progresse légèrement dans l’industrie, mais recule quelque peu dans les services. Parmi les branches, celles de l’hôtellerie-restauration, de la construction ainsi que du commerce et de la réparation affichent un taux de chômage supérieur à la moyenne. Au contraire, le chômage est inférieur à la moyenne, entre autres, dans les branches étatiques et proches de l’Etat. Parmi les professions, il s’aggrave principalement pour le personnel auxiliaire, alors que son évolution est, de façon surprenante, plutôt positive pour le personnel de bureau. Le point de mire «Chômage: le changement structurel des branches apporte la stabilité au marché du travail» analyse en détail ces chiffres et ces réalités, parmi d’autres.

Sur le plan de l’emploi, une certaine permutation s’observe depuis quelques années au profit du secteur tertiaire, dont le poids relatif s’est fortement accru. Bon nombre des 650’000 emplois qui ont été créés entre 2005 et 2015 dans le secteur des services l’ont été dans les secteurs des TIC, de la santé, du social ou de la culture. Pendant la même période, 97’000 emplois ont, tout de même, vu le jour dans le secteur industriel. Jusqu’ici, celui-ci ne ressent donc que modérément l’effet des progrès de l’automatisation. Le déclin relatif des branches du secteur secondaire en faveur de celles du tertiaire a eu pour heureux effet de rendre le marché du travail plus résistant aux fluctuations conjoncturelles.